Au-large-Saint-TropezVAINQUEURS-2018

Clap de fin pour une belle course de marin

Comme l’affirmait le vainqueur en solitaire de la 9ème édition de la course Au Large de Saint-Tropez, Eric Merlier « c’est une course qui se mérite ! » et comme le disait Pascal Muller, 1er chez les duos « c’est une course de guerrier » !  Avec au programme, beaucoup de houle générée par les différentes tempêtes de la veille, de la pluie, du froid et pas mal de vent, les abandons se sont enchainés. Sur dix-huit voiliers inscrits, seuls quatre solos, deux duos et un équipage ont réussi à boucler leur parcours, une satisfaction d’autant plus grande pour les vainqueurs qui n’ont rien lâché! Après l’arrivée du voilier Patitifa de Pierre Ortolan, « survivant » du groupe en équipage qui terminait le parcours de 900 milles en méditerranée, l’épreuve s’est achevée sur une note de revanche à prendre en 2019 ! Lors de la remise des prix, dimanche 11 mars, en présence de Frank Boumendil, adjoint aux affaires maritimes et portuaires de la Ville, Philippe Enel, le Président du Comité de Course, Jean André Cherbonel, le jury, le nouveau Président de la Société Nautique de Saint-Tropez, Tony Oller, a tenu à remercier tous les participants ainsi que l’organisation, les bénévoles et le comité de course dont le suivi pendant la course et l’accueil en mer et à terre à toute heure du jour et de la nuit ont été très appréciés ! Face aux nombreux abandons, le directeur de course, Georges Korhel, a rappelé l’importance de la condition physique et la préparation du bateau dans une telle épreuve. C’est aussi pour cela que la date de la course sera remise à fin mars. Chez les solos, Eric Merlier sur Télémaque 2 l’emporte de justesse devant Richard Delpeut sur Walili suivi de Franck Paillet sur Hokua et de Laurent Favreau sur Epsilon – CNMT. Chez les duos, Firsty 4 avec Pascal Muller et Christophe Barrue l’emporte devant Marcher sur l’eau avec Jean-François Faou et Benoit David. L’équipe de Pierre Ortolan sur le X412 Patitifa est le grand vainqueur du groupe en équipage ! Tous les marins ont d’ores et déjà réservé la date pour le départ de la 10ème course Au large de Saint-Tropez, le 23 mars 2019 avec une nouveauté, un parcours un peu réduit pour les équipages…

 

Ils ont dit :

Pierre Ortolan, PATITIFA, premier en équipage (900 milles)

7ème édition pour Pierre Ortolan qui était très fier de son équipage composée également d’un fidèle de la course, Christian Deschepper (9ème édition) qui n’a pas pu faire la course sur son voilier Peips cette année.

« C’est une course passionnante malgré le manque de concurrent cette année à mi-course. Les conditions étaient dures aussi bien dans le registre du vent que de la mer. Vent fort et calme et mer houleuse. Il y a eu une excellente entente dans l’équipage et l’organisation a fonctionné parfaitement. Chacun a respecté ce qu’il fallait ! A l’arrivée, il y avait une euphorie avec l’accueil ! Nous n’étions pas nombreux mais il y avait une chaleur humaine formidable ! J’espère encore revenir l’année prochaine !! »

Georges Korhel, Directeur de course

« Les années se suivent mais ne se ressemblent pas ! Les « doubles » et les « solo » ont effectué le parcours Saint-Tropez – Cap Corse – Ile d’Elbe – Ile de Giglio – Cap Corse et retour (400N) et les équipages le parcours de 900 milles Saint-Tropez – Cap Corse – Ile de Ponza – Sud Sardaigne et retour Saint-Tropez. La première nuit, le fort reste de vent de Sud/Ouest et la grosse houle ont été fatales à plusieurs concurrents occasionnant de nombreux abandons. Le reste de la course a été partagé entre quelques calmes, des coups de vent et beaucoup de pluie sur tout le parcours. C’est peut-être dû au fait que la régate s’est déroulée plus tôt dans la saison. Les prévisions météo, bonnes en général pour la direction du vent ont très souvent été en dessous des conditions rencontrées par les concurrents.

Des vacations téléphoniques régulières ont permis de connaitre l’état de la mer, de l’équipage, du bateau et les conditions météo sur zone.

La condition physique et la préparation du bateau ont été primordiales dans cette épreuve. Quelques problèmes de pilote automatique et de mal au cœur pour cette première grande régate de la saison ont eu raison de nombre de compétiteur.

Lors de la remise des prix, chacun pensait déjà à l’an prochain avec un petit changement de la longueur du parcours de 900 à 800 Nautiques, pour les équipages, afin de permettre aux bateaux les moins rapides de rallier Saint-Tropez avant la fermeture de la ligne d’arrivée.

L’an prochain le départ de la régate aura lieu le 23 mars, période qui nous l’espérons devrait être plus clémente pour les concurrents. »

 

Reprise du communiqué 6

Pascal Muller sur FIRSTY 4 (en double avec Christophe Barrue) : 1er équipage en double en temps réel et compensé.

« C’est plus une course de guerrier que de la détente. J’ai eu très peur surtout la 1ère nuit. C’était très difficile avec une météo exécrable, toujours de la houle et des nuits très froides mais c’est une expérience humainement très enrichissante ! C’est une grosse introspection car on a le temps de réfléchir ! Avec Christophe Barrue qui était à fond pour remporter l’épreuve, j’ai beaucoup appris et comme il ne restait que 2 bateaux en double, ça ressemblait à un duel… Nous avons eu 17 à 25 nœuds de vent en moyenne avec les ¾ de la course sous spi, toujours avec une mer clapoteuse et démontée. Cette année c’était extrême ! Les mauvaises conditions avant la course n’ont pas permis de préparer correctement le bateau…le ratio plaisir / temps, préparation, coût…est dur mais c’est une belle expérience que je referai pour ne pas rester sur celle-ci et avoir de meilleures conditions ! Merci à l’organisation de la SNST au top avec un super accueil même par l’équipe de la SNST à 2h du matin sous la pluie en mer, c’était inespéré et très réconfortant !!! « 

Eric Merlier sur TELEMAQUE : 1er solitaire en temps réel et en temps compensé « Nous (les solitaires) étions toujours en contact pas toujours avec les mêmes mais toujours avec les bateaux en vue pendant les 400 milles. La première nuit, les conditions étaient très difficiles sous spi mais il y avait une belle luminosité et on voyait les dauphins qui nous accompagnaient. La deuxième nuit, il y avait beaucoup de pluie mais la mer était moins formée. La troisième nuit, il y a eu un gros vent très puissant, c’était tendu avec Richard Delpeut (Walili) on était toujours en contact et on a rien lâché. Il y a moins de 10 minutes qui nous distance à la fin ! Toute la nuit, on a bataillé mètres par mètre et il fallait anticiper car nous n’avons pas le même rating ! Il fallait être à 100% depuis le cap Corse jusqu’à Saint-Tropez. Pendant la course, pour me reposer, je mets le chrono de 20 minutes mais en vérité, on ne sait plus parfois quand on est éveillé et quand on dort… Les réflexes et habitudes prennent le dessus et quand on sent que le bateau ne nécessite pas de réglage, on en profite… C’est une super organisation, un club super sympa et c’est une course qui se mérite ! C’est dans ce genre de course qu’on remarque que la préparation du bateau et la capacité de gérer sa fatigue font beaucoup…

Classement Au Large de Saint-Tropez 2018: Classe SOLO

  • TELEMAQUE 2 – Eric Merlier du YC des Embiez (JKP10.10)
  • WALILI – Richard Delpeut de la SR d’Antibes (JPK960)
  • HOKUA – Franck Paillet du YC Londais (Sunfast 3200)
  • EPSILON-CNT- Laurent favreau du CN Marine Toulon (Sunfast 3200)

 

  1. Classe DUO :
  • FIRSTY 4 – Pascal Muller du YC du Rhône et Christophe Barrué du COYC Hyérois (Sunfast3600)
  • MARCHER SUR L’EAU- Jean-François Faou de l’UNCL et Benoit Davis de l’IYC de Hyères (Sunfast3200)

 

  1. Classe équipage :
  • PATITIFA – Pierre Ortolan du CNTL (X412) avec Jean-Louis Gueret, Nathalie Acker, Jean Dominique Visioli, Christian Deschepper.

 

Page Facebook de l’épreuve : https://www.facebook.com/auLargedeStTropez/

 

 

 

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *